Les patients hospitalisés pour COVID-19 qui présentent encore un essoufflement lors d'un effort physique un an après l'infection pourraient avoir subi des lésions cardiaques.
Un an après leur sortie de l'hôpital, le Dr Maria-Luiza Luchian, du CHU de Bruxelles, a examiné 66 patients admis pour COVID-19 entre mars et avril 2020. Ces patients, sans antécédents de maladie cardiaque ou pulmonaire, avaient un âge moyen de 50 ans, dont 67 % d'hommes.
Elle a évalué leur fonction pulmonaire via spirométrie et tomodensitométrie thoracique pour détecter d'éventuelles séquelles. Une échographie cardiaque, enrichie d'une technique innovante de travail myocardique, a permis d'analyser précisément la fonction cardiaque.
« Grâce à l'échographie cardiaque, nous avons identifié des anomalies subtiles expliquant la dyspnée persistante. » Dr Maria-Luiza Luchian
Sur les 66 patients, 23 souffraient d'essoufflement à l'effort. Après ajustement pour l'âge et le sexe, l'analyse a révélé un lien entre dysfonction cardiaque anormale et dyspnée persistante.
« Notre étude montre que plus d'un tiers des patients COVID-19 sans pathologies préexistantes présentaient un essoufflement persistant un an après l'hospitalisation », explique le Dr Luchian. « L'échographie cardiaque a mis en évidence des anomalies subtiles responsables de cette dyspnée. »
Des études en cours, incluant diverses variantes du virus et l'impact de la vaccination, visent à confirmer ces résultats à long terme.
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