Après deux injections, les anticorps se lient beaucoup moins à la variante Omicron qu'au virus original, d'après des tests en laboratoire. Le rappel vaccinal booste significativement la protection contre l'infection.
Des scientifiques sud-africains ont confronté le virus vivant à des échantillons de sang provenant de six personnes vaccinées avec deux doses de Pfizer, ainsi que de six autres ayant reçu deux doses suivies d'une infection Covid antérieure. L'Afrique du Sud n'ayant pas encore déployé de rappels généralisés, cette étude simule l'effet d'une 'triple exposition' au virus.
Le virus Omicron utilise toujours le récepteur ACE2 pour pénétrer les cellules humaines, préservant ainsi l'utilité des vaccins existants. Pour mesurer l'efficacité contre l'infection, les chercheurs ont quantifié les anticorps neutralisants. Après deux doses de Pfizer, ils étaient 41 fois moins nombreux face à Omicron que face au virus original.
Précision importante : cela n'implique pas une réduction de 41 fois de l'efficacité globale contre l'infection. Les vaccins demeurent moins performants contre Omicron, mais protègent toujours efficacement contre les formes graves, les hospitalisations et les décès, grâce aux cellules T et B de l'immunité.
Chez les personnes avec deux doses plus une infection préalable, les anticorps neutralisants étaient également réduits, mais restaient au moins équivalents à ceux observés après deux doses contre le virus original.
Sur la base de cette étude préliminaire à petite échelle, les chercheurs estiment que trois doses pourraient offrir une protection comparable à celle des deux doses initiales contre le virus original. Le PDG de Pfizer, Albert Bourla, a confirmé, via des tests internes, que trois doses protègent efficacement contre Omicron.
Contrairement à ce qu'affirmait un titre récent de Het Nieuwsblad, Omicron n'échappe pas aux tests PCR : un test positif détectera toujours une infection Covid, y compris par cette variante.
Les chercheurs ont identifié une sous-variante d'Omicron sans la délétion S, une mutation clé qui permettait un triage rapide par PCR (absente chez Delta). Cette version complique le diagnostic initial, nécessitant un séquençage génomique complet pour confirmation.