Certains pesticides organochlorés augmentent le risque d'endométriose, selon une étude récente.

Les pesticides organochlorés et le risque accru d'endométriose
Jusqu'à récemment, les causes précises de l'endométriose – la prolifération de l'endomètre en dehors de l'utérus – restaient mal comprises. Une étude impliquant 248 femmes atteintes d'endométriose et 538 témoins sans la maladie a révélé que la présence de certains pesticides organochlorés dans le sang, notamment le β-hexachlorocyclohexane et le mirex, accroissait le risque de 30 à 70 %.
Ces pesticides, autrefois largement utilisés, ont été restreints ou interdits en raison de leurs effets néfastes sur la reproduction : ils perturbent l'équilibre hormonal et altèrent les fonctions utérines et ovariennes. L'endométriose, maladie grave impactant fortement la qualité de vie, s'ajoute à ces risques.
Dans cette pathologie, la muqueuse utérine se développe à l'extérieur de l'utérus, s'attachant à d'autres organes. Elle touche principalement les ovaires, les trompes de Fallope et la cavité pelvienne, provoquant douleurs pelviennes chroniques, règles douloureuses et infertilité.
Les chercheurs appellent à des restrictions plus strictes sur ces pesticides organochlorés. (ev)
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