Les cellules souches du cerveau chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP) sévère apparaissent plus âgées que celles de personnes en bonne santé.
Selon une étude menée par l'Université du Connecticut en 2020, les cellules souches cérébrales des patients souffrant d'une forme progressive de SEP semblent considérablement plus vieilles que leur âge réel. Ces résultats ouvrent des perspectives prometteuses pour de nouveaux traitements.
Dans la SEP, la myéline – la gaine isolante des cellules nerveuses – est endommagée, entravant la communication neuronale. Cela provoque des troubles comme des difficultés à marcher ou à saisir des objets. Au début, de nombreux patients connaissent des phases de rémission avec un fonctionnement quasi normal. Cependant, les symptômes s'aggravent progressivement. Certaines formes, comme la SEP progressive primaire, évoluent sans répit dès le diagnostic.
Des études précédentes avaient révélé un dysfonctionnement des cellules souches chez les patients atteints de SEP progressive, bloquant la maturation des oligodendrocytes, responsables de la production de myéline. Les chercheurs américains ont comparé ces cellules souches à celles de témoins sains au microscope. Résultat : elles paraissent beaucoup plus âgées chez les patients SEP. Une protéine spécifique, HMGB1, est surabondante. En la bloquant, les oligodendrocytes se développent normalement.
Le lien précis entre vieillissement cellulaire prématuré et HMGB1 reste à élucider. Les chercheurs explorent aussi la transition vers la phase progressive. Des thérapies ciblant ces cellules souches ou HMGB1 pourraient émerger. Actuellement, un seul médicament ralentit légèrement la progression ; aucun ne stoppe la maladie.
Ces résultats ont été publiés dans les Actes de l'Académie nationale des sciences (PNAS).
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