Non seulement l’atmosphère de travail s’améliore lorsque les scientifiques partagent leur bureau ou laboratoire avec des collègues, mais cela renforce aussi leur collaboration.

Une équipe de chercheurs du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), aux États-Unis, a examiné l’impact d’un espace de travail partagé sur la collaboration entre scientifiques.
Ils ont analysé plus de 40 000 articles scientifiques écrits par plusieurs auteurs et plus de 2 000 brevets, tous publiés ou délivrés entre 2004 et 2014 au MIT. Cette étude se concentre donc sur l’environnement de travail bostonien.
Les bâtiments conçus pour accueillir divers types de scientifiques favorisent les collaborations les plus fructueuses.
Les chercheurs ont découvert que la « connexion spatiale » – travailler dans la même pièce ou le même couloir – prime sur les connexions virtuelles ou organisationnelles (comme les structures institutionnelles). La proximité physique incite fortement à collaborer : de la science à l’échelle humaine.
Cette recherche confirme une théorie des années 1970 : la collaboration et les interactions entre scientifiques diminuent avec la distance physique.
Aujourd’hui, la recherche interdisciplinaire – où des experts de domaines variés s’unissent pour résoudre des problèmes complexes – est en plein essor. Les chercheurs du MIT notent que les collaborations les plus fortes se produisent dans les bâtiments de leur campus spécialement conçus pour héberger différents profils scientifiques.
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