Les adolescents qui utilisent activement Instagram développent des amitiés plus solides et présentent moins de symptômes dépressifs que ceux qui se contentent de consulter passivement les publications.

Une utilisation particulièrement passive (simple visionnage) favorise l'apparition de symptômes dépressifs.Eline Frison, KU Leuven
Une étude menée par l'université KU Leuven auprès de 746 lycéens flamands utilisateurs d'Instagram révèle des effets à la fois positifs et négatifs. Les participants ont répondu à des questionnaires évaluant leurs symptômes dépressifs et la qualité de leurs relations amicales, avec un suivi six mois plus tard.
Chez certains jeunes, les symptômes dépressifs ont augmenté, tandis que chez d'autres, Instagram a renforcé les sentiments positifs envers leurs amis. Les adolescents se sentant plus proches de leurs amis ont vu leurs symptômes dépressifs diminuer. Les liens amicaux agissent comme un médiateur expliquant le lien ambivalent entre l'usage d'Instagram et l'humeur dépressive.
"Des études antérieures ont montré que l'usage passif provoque des symptômes dépressifs", explique la chercheuse Eline Frison. Les utilisateurs actifs, qui publient leurs propres photos, bénéficient d'avantages, contrairement aux passifs. Ces différences expliquent les effets variés observés.
"Les jeunes sont particulièrement vulnérables aux symptômes dépressifs et passent beaucoup de temps sur les réseaux sociaux. Il est essentiel d'identifier les facteurs contributifs et de mettre en lumière les bénéfices, comme le renforcement des amitiés qui protège contre la dépression", ajoute-t-elle.
Des recherches précédentes sur Facebook avaient mis en évidence des effets négatifs ; cette étude explore pour la première fois les impacts positifs sur les relations amicales.
Eline Frison présentera ces résultats lors de la 67e conférence annuelle de l'International Communication Association, du 25 au 29 mai à San Diego.