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L'homme sur l'échelle : une métaphore qui ravive ma passion pour les mathématiques

Lundi 3 février, l'événement Mathematics In-Sight s'est déroulé sur le campus Middelheim de l'Université d'Anvers. Cette initiative vise à initier les jeunes aux mathématiques universitaires. Étudiante en cinquième année de sciences mathématiques, j'y ai naturellement participé.

Hannelore Prinsen est étudiante en cinquième année de sciences mathématiques. Elle blogue sur la science à l'école et en dehors.

Dès la séance d'ouverture, j'ai été captivée. Le professeur David Eelbode a présenté l'histoire, les défis actuels et les perspectives futures des mathématiques. Il a expliqué comment les définitions et preuves évoluent pour gagner en précision.

Il a utilisé la métaphore d'un homme sur une échelle : imaginez quelqu'un demandant des précisions sur une opération mathématique. L'homme monte sur son échelle pour prendre du recul, puis descend avec une réponse claire.

Cette image m'a frappée : je veux être cet homme sur l'échelle. Bien que j'aie longtemps hésité entre mathématiques et biologie, cette conférence a ravivé mon désir d'approfondir les maths.

Mon cerveau en mille morceaux

J'étais impatiente pour l'atelier "Bon sens vs. Logique : Paradoxes mathématiques", qui a duré quatre heures. Tellement enthousiaste que j'ai oublié de saluer mes amis partis pour leur atelier.

Pendant les deux premières heures, mon cerveau a été challengé par des paradoxes, puis reconstitué plus riche. Parmi eux, la corne de Gabriel : une surface infinie mais un volume fini. Incroyable ! Nous avons aussi exploré les probabilités.

Exemple : vous visitez un ami avec deux enfants. Vous pariez sur deux garçons. Un enfant sort : c'est un garçon. Vos chances augmentent. Puis, vous apprenez qu'il est né un mardi. Les chances grimpent encore ! Un paradoxe fascinant.

Durant la pause, nous avons partagé ces énigmes avec les autres ateliers, presque oubliant de manger.

Énigmes et paradoxes en action

Les deux dernières heures ont consisté en un quiz, le Hilbertquiz, mêlant problèmes, énigmes et paradoxes. En voici une à résoudre :

Trois vieillards dans une forêt : l'un ment toujours, l'autre dit toujours la vérité. Vous demandez au premier : "Qui ment, qui dit la vérité ?" Il marmonne inintelligiblement. Le deuxième traduit : "Un seul dit la vérité." Le troisième rétorque : "Il ment toujours." Que dire des deux derniers ?

(Messagez-moi sur Instagram si vous trouvez !)

J'ai réalisé que les mathématiques vont bien au-delà des nombres : c'est un langage puissant décrivant le monde, que j'apprécie d'autant plus en amoureuse des langues.

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