Le Ramadan a débuté. Près de 500 000 musulmans en Belgique s'abstiennent de manger du lever au coucher du soleil pendant un mois. D'autres religions pratiquent également le jeûne. Mais est-ce bénéfique pour la santé ?

Des études scientifiques confirment que jeûner occasionnellement est excellent pour le corps et le cerveau. Le jeûne favorise le bonheur, l'élimination des déchets cellulaires et pourrait même prévenir la démence. Toutefois, la durée et l'intensité optimales pour maximiser ces effets restent à préciser.
Le jeûne impacte l'ensemble du corps. Dans le cerveau, il modifie la chimie et l'activité des réseaux neuronaux, notamment dans l'hippocampe, le striatum, l'hypothalamus et le tronc cérébral. Ces régions gèrent des fonctions essentielles comme la mémoire, les mouvements, l'appétit, la circulation et la digestion.
Le cerveau interagit avec tous les systèmes impliqués dans l'énergie. Lors du jeûne, la production de selles augmente, tandis que le rythme cardiaque et la tension artérielle diminuent. Les réserves alimentaires s'épuisent : le foie dégrade les graisses pour produire des corps cétoniques, une énergie alternative pour le cerveau. Les cellules hépatiques et musculaires deviennent plus sensibles à l'insuline, régulant mieux la glycémie.
Le jeûne freine les processus destructeurs dans les organes et le cerveau, liés aux inflammations et au stress oxydatif.
Résumé des principaux bienfaits d'une période de jeûne :

L'article complet « Jeûner, bénédiction pour le corps et l'esprit » est disponible dans Psyché & Cerveau n° 03/2017 numérique.