Les tweets représentent une source fiable et efficace pour suivre la propagation des épidémies en temps réel.

Le choléra a frappé Haïti en octobre 2010, peu après un séisme dévastateur. Plus de 6 500 personnes y ont succombé. Des chercheurs de la Harvard Medical School ont analysé comment cette maladie infectieuse s'est propagée en ligne, via les mentions web et Twitter. Grâce à un logiciel dédié, l'équipe a scruté la fréquence et les lieux de ces mentions sur les sites internet durant les 100 premiers jours de l'épidémie. Ils ont recensé 188 819 tweets sur le sujet. Les données en ligne correspondaient aux rapports hospitaliers officiels. Mais seuls les tweets ont suivi fidèlement la progression réelle de la maladie, sans le délai pouvant atteindre deux semaines des rapports traditionnels. Publiés dans The American Journal of Tropical Medicine and Hygiene, les chercheurs concluent que ce « radar Twitter », économique et rapide, excelle pour la surveillance épidémique, permettant des interventions précoces via vaccins ou antibiotiques. (ks)
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