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Comment les smartphones et la communication routière éradiquent les embouteillages fantômes

La communication entre véhicules et systèmes de caméras rend le "samedi noir" bien plus fluide.

Comment les smartphones et la communication routière éradiquent les embouteillages fantômes

Ce week-end, des embouteillages massifs sont attendus sur les routes vers le sud de la France. Les technologies connectées, comme les smartphones, peuvent les atténuer.

C'est vendredi après-midi : début du week-end et période des vacances d'août. Nombreux Belges et Néerlandais chargent leurs voitures pour filer vers la Côte d'Azur. Ajoutez-y des centaines de milliers de Français en route vers leurs lieux de villégiature, et le résultat est inévitable : bouchons interminables sur la "route du soleil" et autres autoroutes.

Samedi dernier, le pic a atteint 765 km de congestion cumulée. De nouveaux records sont prévus. Partir un autre jour ? Impossible pour beaucoup, coincés par des séjours "du samedi au samedi".

Embouteillages fantômes
Les causes classiques sont évidentes : rétrécissements (tunnels), accidents créant des goulots d'étranglement. Mais les "embouteillages fantômes" surgissent sans raison apparente. Après des heures d'attente, la route est libre devant vous. Pourquoi ?

En théorie, sans obstacle, un flot dense de voitures devrait circuler à vitesse constante. Le problème réside dans le facteur humain : temps de réaction et freinages en cascade. Une légère décélération se propage comme une onde de choc, densifiant le trafic jusqu'à l'arrêt complet.

Expérience japonaise
Des chercheurs japonais l'ont démontré avec 22 voitures sur un cercle de 230 m : à 30 km/h constante, une perturbation mineure crée un bouchon immobile.

Expérience japonaise : une onde de choc sans cause immédiate génère un embouteillage fantôme.

Aucune cause structurelle n'est nécessaire. À haute densité (environ 25 véhicules/km/voie), le débit s'effondre. Au-delà, c'est l'arrêt total.

Conduite synchronisée : test routier de TNO.

La solution : communication
Pour maximiser le flux, mieux vaut 2 500 voitures bien espacées que 5 000 trop denses. La clé ? Informer les conducteurs en amont.

TNO, institut de recherche néerlandais, a testé cela : alertes sur freinages à 5 voitures devant. Résultat : +25 % de débit vs. groupe témoin. Même avec caméras détectant les accumulations et conseils à 10 % des conducteurs, gain significatif.

Avec smartphones et 5G, c'est imminent. Caméras aux points critiques enverront des alertes via GPS : "Ralentissez progressivement" ou "Accélérez pour la vague verte". Contrôle automatique possible via régulateur de vitesse.

Seule une fraction d'usagers suffit pour fluidifier le trafic. Bientôt, une heure de gagnée en transat !

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