La structure unique des coquilles de noix de coco pourrait révolutionner la construction de bâtiments antisismiques.

La structure des coquilles de noix de coco peut rendre les bâtiments résistants aux tremblements de terre.
Les cocotiers atteignent jusqu'à 30 mètres de hauteur, pourtant les noix mûres ne se brisent pas lors de leur chute. Des chercheurs de l'Université de Fribourg ont analysé cette résilience pour concevoir des bâtiments plus résistants aux séismes et catastrophes naturelles.
Pour protéger les graines, la noix de coco présente trois couches complexes : une coque externe brune et coriace, une couche intermédiaire fibreuse, et une pulpe interne solide entourant la pulpe contenant les graines.
Dans cette couche interne, majoritairement composée de cellules ligneuses, les scientifiques ont identifié une structure en échelle : chaque cellule est entourée de plusieurs anneaux ligneux reliés par des ponts parallèles. Lorsque la noix heurte le sol et qu'une fissure apparaît, cette configuration dévie son trajet, l'empêchant de se propager directement à travers la noix. Plus la fissure met de temps à avancer, plus elle risque de s'arrêter avant d'atteindre l'autre côté.
Inspirés de cette structure en échelle, les chercheurs proposent d'intégrer des fibres textiles dans le béton des bâtiments. Associées à des matériaux légers, elles rendraient les constructions plus résistantes aux tremblements de terre et autres désastres naturels.
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