En perçant des trous microscopiques dans le graphène, les physiciens ouvrent la voie à son utilisation en nanoélectronique.

Image : Transistors au graphène (Crédit : Carl Otto Moesgaard)
Avec sa couche atomique unique, le graphène est le matériau le plus fin existant. Extrêmement solide, il conduit remarquablement les électrons. Ce matériau bidimensionnel est idéal pour les puces informatiques, permettant de les rendre plus petites et plus rapides. Avantage supplémentaire : le graphène n'est composé que de carbone, abondant sur Terre.
Pour fabriquer un transistor, un band gap (ou bande interdite) est essentiel : il définit le seuil de tension électrique distinguant conducteur (1) et isolant (0). Les chercheurs peinaient à l'intégrer au graphène sans altérer ses propriétés électroniques exceptionnelles.
Une méthode récente consiste à sandwicher le graphène entre deux couches de nitrure de bore pour le protéger.
Des chercheurs danois y sont parvenus en utilisant la microlithographie pour percer des trous de quelques nanomètres dans le graphène. Ces perforations minuscules créent un écart de bande sans compromettre sa haute conductivité.
Prochaine étape : transformer ces bandes interdites en transistors fonctionnels pour des nanopuces ultra-rapides et compactes.