Les spécialistes en comportement de l'Université d'Amsterdam développent un détecteur de mensonge innovant basé sur l'activité cérébrale.

Les détecteurs de mensonge traditionnels, qui mesurent la sueur ou la fréquence cardiaque, ne sont pas fiables à 100 %. « Qu'on me dise : 'Tu l'as fait !' fait suer tout le monde, ou du moins tout être humain normal. Certains ne montrent aucune réponse émotionnelle, même face à des questions ciblées », explique Bruno Verschuere, spécialiste du comportement à l'Université d'Amsterdam.
C'est pourquoi Bruno Verschuere et son équipe explorent un nouveau détecteur fondé sur l'activité cérébrale. « Transpirer sous la pression n'est pas universel, mais tout le monde manifeste une réponse cognitive. Une information familière déclenche une réaction cognitive, contrairement à une information inconnue », détaille-t-il. « Par exemple, un coupable réagira à l'arme du crime exacte, tandis qu'un innocent réagira de manière identique à toutes les armes présentées. Cette différence, mesurée en quelques secondes, peut innocenter un suspect. »
À la demande de l'Association des journalistes scientifiques des Pays-Bas (VWN), le laboratoire de psychologie de l'Université d'Amsterdam a ouvert ses portes. Eos était sur place.