Malgré le bruit ambiant d'une soirée animée, nous parvenons à nous focaliser sur une seule voix. Plusieurs régions cérébrales collaborent pour rendre cela possible.

L'effet cocktail party désigne ce phénomène bien connu : même entourés de conversations multiples, nous isolons facilement une voix spécifique pour dialoguer.
Des chercheurs de l'Université de Montréal, au Canada, ont démontré que le cortex auditif primaire, chargé de traiter les sons, n'agit pas seul. Une étude a impliqué des sujets écoutant alternativement une parole claire et une parole noyée dans le bruit. Les scanners cérébraux ont révélé l'activation de multiples zones.
Le cortex d'ordre supérieur, sensible à la parole, joue un rôle clé dans cette écoute sélective. Cette découverte pourrait révolutionner les aides auditives en améliorant leur efficacité et leur confort.
La connaissance préalable facilite aussi le filtrage : une voix familière est plus aisée à isoler, particulièrement chez les personnes âgées, qui peinent davantage à se concentrer dans le bruit.
Ces résultats ont été présentés à la réunion annuelle de l'Association canadienne des neurosciences 2020 (adw).
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