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Ça marche dans la famille

Les partenaires liés par le sang peuvent désormais faire vérifier à l'avance s'ils présentent un risque élevé d'avoir des enfants présentant des anomalies.

Ça marche dans la famille

Les enfants de partenaires apparentés par le sang, comme un (petit)neveu et une (petite)nièce, courent un plus grand risque de maladie héréditaire ou de déficience intellectuelle. C'est parce que leurs parents ont plus de matériel génétique en commun que leurs parents non consanguins. Par exemple, le matériel génétique d'un cousin est identique à 12,5 %, celui d'un frère et d'une sœur à 50 %. Si l'un des partenaires a une prédisposition héréditaire à une maladie rare, il y a de fortes chances que l'autre ait également cette prédisposition et que l'enfant coure un risque élevé de développer la maladie.

Jusqu'à présent, il n'y avait aucune possibilité de démontrer ces anomalies rares dans les deux cas. Cela est en train de changer :Maastricht UMC+ a développé un test capable de détecter ces anomalies et d'aider les futurs parents ayant une relation de sang à prendre une décision réfléchie concernant les enfants. Les premiers résultats du test sont prometteurs. Les recherches montrent qu'une situation à risque a été identifiée dans plusieurs couples.

Le nouveau test est destiné à dépister les parents avant la grossesse pour des centaines d'anomalies génétiques qui sont extrêmement rares en elles-mêmes, mais peuvent présenter un risque accru en cas de relation par le sang. Auparavant, un test génétique ciblé n'était effectué qu'après la naissance d'un enfant atteint d'une certaine maladie, dans le but de prévenir sa récidive chez un deuxième enfant.


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