Six grands réseaux cérébraux jouent un rôle clé dans la toxicomanie.

Des chercheurs de l'Icahn School of Medicine à Mount Sinai, aux États-Unis, ont analysé plus de 100 études scientifiques sur les mécanismes cérébraux de la toxicomanie. Cette méta-analyse révèle des dysfonctionnements dans six réseaux cérébraux chez les personnes dépendantes.
Les études comparées impliquaient des participants en bonne santé et des toxicomanes effectuant diverses tâches, surveillés par IRM ou EEG. Certaines tâches étaient liées à la drogue (comme la visualisation d'images de substances), d'autres non.
Chez les toxicomanes, ces réseaux montrent une hyperactivité lors des tâches liées à la drogue et une hypoactivité lors des tâches neutres, comparé aux contrôles. Les réseaux impliqués sont :
Ces altérations expliquent les difficultés de contrôle des impulsions et l'évaluation de la valeur des stimuli, favorisant les rechutes. Comprendre ces bases neurologiques est essentiel pour développer des traitements efficaces.
Les résultats sont publiés dans la revue Neuron.
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