Une exposition relativement courte à des concentrations maximales de particules fines affecte le cerveau des souris.

Une exposition brève à des pics de concentration de particules fines influence le cerveau des souris, selon des chercheurs flamands publiés dans la revue Inhalation Toxicology.
Des scientifiques du VITO et des universités de Hasselt, Louvain et Bruxelles démontrent que l'exposition aux particules fines (PM2,5) provoque non seulement des effets respiratoires et cardiovasculaires, mais aussi neurologiques.
Les souris ont été placées dans un tunnel routier pendant cinq jours, avec des concentrations maximales de PM2,5 atteignant en moyenne 55,1 microgrammes/m³. Un groupe disposait d'une cage filtrante, un autre non, tandis qu'un troisième groupe était dans un environnement sans pollution liée au trafic.
Après cinq jours, les souris sans filtre présentaient plus de particules de carbone dans les poumons que celles en environnement "propre". Aucune inflammation pulmonaire n'a toutefois été observée.
Dans le cerveau des souris exposées, plusieurs gènes impliqués dans la neuroinflammation se sont activés. L'activité du gène BDNF, essentiel à la survie et à la croissance de cellules nerveuses, était réduite dans une région liée à l'odorat. Les chercheurs étudient désormais si ces effets s'appliquent aux humains. (kv)
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