Une nouvelle étude scientifique remet en cause la méthode classique pour détecter la douleur via les scanners cérébraux.

Les activations de certaines régions cérébrales sur IRMf sont traditionnellement considérées comme un marqueur de douleur. Pourtant, des chercheurs britanniques, publiés dans JAMA Neurology, ont observé les mêmes schémas chez des patients atteints d'une anomalie rare les rendant insensibles à la douleur.
La 'matrice de la douleur', pattern d'activité souvent détecté dans les études sur la douleur, était jusqu'ici accepté comme preuve de ressenti douloureux. Pour la valider, une équipe britannique a réalisé des IRMf sur deux sujets incapables de sentir la douleur et quatre volontaires sains. Tous ont été piqués avec une aiguille pendant l'examen.
Le même pattern d'activation est apparu chez tous, jetant le doute sur sa spécificité pour la douleur. Les chercheurs soulignent qu'il s'agit d'une simple corrélation, non d'une causalité.
Utiliser ces scanners pour développer des traitements ou gérer la douleur pourrait donc être hasardeux, avertissent les experts.
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