La douleur chronique modifie une zone clé du cerveau, entraînant une perte de motivation. C'est ce que révèle une étude menée sur des souris par des chercheurs de l'université de Stanford.

La douleur persistante est souvent liée à la dépression et à une démotivation profonde. Neil Schwarz et son équipe de la Stanford University School of Medicine ont exploré ce phénomène. Ils ont soumis des souris à deux types de douleur chronique pendant une semaine : une inflammation de la patte arrière et une lésion du nerf sciatique. Comparées à un groupe témoin sans douleur, ces souris devaient surmonter des obstacles croissants pour accéder à la nourriture. Résultat : les rongeurs souffrants ont fourni beaucoup moins d'efforts, même après administration d'analgésiques. Pourtant, toutes les souris consommaient la même quantité de nourriture lorsqu'elle était facilement accessible.
Les chercheurs ont ensuite analysé le cerveau des animaux (sacrifiés après les tests). Ils ont identifié que la galanine, un neuropeptide, altère les connexions neuronales dans le noyau accumbens, région associée à la motivation. En bloquant l'action de la galanine via une interférence ARN, les scientifiques ont empêché cette modification cérébrale et restauré la motivation des souris.
Cette découverte, publiée dans une revue scientifique reconnue, ouvre des perspectives pour de nouveaux traitements. (lg)
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