Malgré les similitudes entre les cerveaux humains et ceux des souris, des différences notables subsistent, compliquant les études cérébrales. Une solution innovante émerge aujourd'hui.

Dans la recherche sur les causes et l'évolution de la maladie d'Alzheimer, les scientifiques font face à des défis majeurs. Les cellules cérébrales en culture se comportent différemment en laboratoire par rapport à leur environnement naturel. Observer ces cellules in vivo est impossible sans intervention invasive chez les patients. Les modèles murins constituent une alternative, mais les écarts entre cerveaux humains et de souris limitent leur fiabilité.
Le cerveau hybride offre un modèle d'étude supérieur pour la maladie d'Alzheimer. Prof. Bart De Strooper, VIB-KULeuven et UK Dementia Research Institute
L'équipe du professeur Bart De Strooper, affiliée au VIB, à la KU Leuven et au UK Dementia Research Institute, a développé une approche pionnière : des cellules souches humaines ont été différenciées en neurones en laboratoire, puis greffées dans des cerveaux de souris. Chez des souris modélisant Alzheimer (avec agrégats amyloïdes), ces cellules humaines se sont révélées bien plus sensibles aux plaques amyloïdes que les cellules murines, expliquant pourquoi les souris ne développent pas la forme complète de la maladie.
Ce modèle de cerveau hybride surpasse les approches précédentes pour étudier Alzheimer. Les chercheurs espèrent ainsi accélérer la compréhension de la pathologie et le développement de traitements innovants.
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