Grâce aux efforts internationaux pour réduire les chlorofluorocarbures (CFC).

Présent au-dessus du pôle Sud depuis des décennies, le trou dans la couche d'ozone montre des signes nets d'amélioration. Cette évolution positive résulte des mesures mondiales visant à limiter la production de chlorofluorocarbures (CFC).
Laque pour cheveux, réfrigérateurs, extincteurs : ces produits utilisaient autrefois des CFC chlorés pour propulser leur contenu. Lorsque les scientifiques ont révélé que le chlore de ces composés endommageait la couche d'ozone protectrice de l'atmosphère, des actions décisives ont été engagées. En 1987, la quasi-totalité des pays ont signé le Protocole de Montréal, interdisant progressivement la production de ces substances.
Aujourd'hui, nous en récoltons les bénéfices. Des chercheurs américains et britanniques, dont Susan Solomon du Massachusetts Institute of Technology (MIT), confirment que le trou d'ozone se referme. L'ozone nous protège des rayons UV nocifs, rendant cette nouvelle particulièrement encourageante. Susan Solomon déclare : « Nous avons créé un problème et, en tant que monde uni, nous avons décidé de nous en débarrasser. La planète nous répond positivement. »
La taille du trou varie selon les facteurs comme les CFC, la lumière solaire et les basses températures polaires, formant un cocktail destructeur. Il s'élargit annuellement au-dessus du pôle Sud à partir d'août, après l'hiver austral, atteignant son maximum en octobre.
Les observations montrent un trou plus petit et apparaissant plus tardivement qu'en 2000. Sur 15 ans, il s'est rétréci de 4 millions de km², soit la moitié de la superficie des États-Unis.
Cependant, en 2015, une taille record a été enregistrée en raison de l'éruption du volcan Calbuco au Chili. Bien que les volcans n'émettent pas de CFC, leurs particules fines favorisent la formation de nuages polaires qui activent le chlore résiduel.
Cette étude est publiée dans la revue Science.
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