Le trou dans la couche d'ozone se referme progressivement grâce au Protocole de Montréal, mais ses effets sur les vents et la météo pacifique perdurent.


Votre dose mensuelle de science et technologie accessible. Eos propose actualités locales et internationales, avec contexte, profondeur et interprétations pour mieux comprendre le monde et votre quotidien. Abonnez-vous dès 48 €.
Les météorologues suisses révèlent un lien surprenant : malgré plus de 10 000 km de distance entre l'Antarctique et l'équateur pacifique, le trou d'ozone influence la zone de convergence inter-tropicale du Pacifique Sud (ZCIT).
Cette zone, séparant les vents des hémisphères nord et sud, est connue pour ses fortes précipitations automnales. L'étude montre qu'elle s'est intensifiée sous l'effet de l'ozone appauvri, provoquant au moins 50 % de pluies supplémentaires en Polynésie française entre 1960 et 1990, comparé aux décennies précédentes.
Si l'impact sur les vents antarctiques et sud-pacifiques était connu, son influence sur les pluies tropicales éloignées est une nouveauté majeure.
Depuis 1989, les restrictions sur les CFC ont permis un rétablissement progressif, avec une guérison complète attendue vers 2050. Les chercheurs prévoient une diminution des pluies en Polynésie française, revenant aux niveaux d'avant 1960.
[]