Les fluctuations spontanées de l'activité cérébrale influencent directement nos décisions risquées. Lorsque nous sommes éveillés mais inactifs, notre cerveau reste dynamique, et ces variations impactent nos choix.
Des neurologues de l'University College London (UCL) l'ont démontré dans une étude publiée en 2020. Ces résultats expliquent l'imprévisibilité humaine dans les prises de décision.
Pour cette recherche, 43 participants ont été soumis à un scanner cérébral (IRMf) lors d'un jeu de hasard. Les scientifiques ont ciblé les zones riches en neurones dopaminergiques : la zone tegmentale ventrale (VTA) et le striatum ventral. La dopamine, neurotransmetteur clé, est impliquée dans les comportements à risque.
Quand l'activité dans ces régions était très faible ou très élevée, les participants choisissaient entre une somme sûre modeste ou un pari risqué : gain potentiel plus élevé, mais risque de perte totale.
Résultat : une activité cérébrale faible augmentait la propension au risque, contrairement à une activité élevée.
Ces fluctuations pourraient avoir évolué pour favoriser l'adaptabilité dans un environnement changeant, évitant des choix répétitifs.
Les chercheurs poursuivent : impacts sur d'autres comportements et profils comme les joueurs pathologiques.
Avant une décision importante, prenez le temps : cela stabilise l'activité cérébrale.
Étude parue dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).
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