Les graines des plantes doivent germer au moment idéal. L'embryon possède un centre de décision bipolaire pour orchestrer ce processus.

Les cellules végétales «communiquent» entre elles via l'échange de substances appelées hormones végétales.

Germer trop tôt expose les jeunes plants aux intempéries destructrices. Attendre trop longtemps risque de priver la plante de nutriments ou de lumière essentiels à sa croissance.
Bien que dépourvues de cerveau comme les animaux, les plantes sont hautement auto-organisées et doivent prendre des décisions cruciales dès la germination.
Des chercheurs britanniques viennent de découvrir, chez l'embryon de graines d'Arabidopsis thaliana – un modèle clé en biologie végétale –, un système analogue à un «cerveau végétal». Ce mécanisme détermine le moment précis de la germination.
Deux populations cellulaires antagonistes s'opposent : l'une favorise la dormance, l'autre la germination. Elles communiquent via des hormones végétales.
Ce système évoque un centre décisionnel cérébral humain, qui arbitre entre action (mouvement) et repos.
Finalement, les conditions environnementales tranchent : le groupe dominant l'emporte, dictant la germination ou non.
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