Les embruns marins sont régulés par la vie microbienne.

L'atmosphère terrestre abrite divers aérosols, mélanges gazeux de particules de poussière et de gouttelettes liquides. Certains proviennent de la pollution humaine, comme la suie ou le protoxyde d'azote. Mais l'aérosol le plus abondant est d'origine naturelle : l'écume des vagues océaniques.
Lorsque les vagues se brisent, de minuscules bulles éclatent, libérant des « embruns marins » qui s'élèvent dans l'air. Ces aérosols influencent la formation des nuages et la réfraction de la lumière solaire, jouant un rôle clé en météorologie et climatologie.
Le principal aérosol atmosphérique est d'origine naturelle : l'écume des vagues en mer.
Moins connu : ces embruns transportent des particules autres que l'eau et le sel vers les hautes couches atmosphériques. Leur présence réduit l'espace pour la vapeur d'eau, modifiant la réfraction lumineuse et la formation des nuages.
Des chercheurs américains ont récemment démontré que les particules sécrétées par le plancton – organismes microscopiques à la base de la chaîne alimentaire marine – et les bactéries marines déterminent l'impact des aérosols marins. Cela est particulièrement vrai lors des proliférations algales, où le plancton nourrit à la fois les animaux marins et les bactéries.
Ces travaux éclairent le rôle crucial des océans dans le système météorologique et climatique mondial.

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