Le 6 août 2014, la sonde spatiale européenne Rosetta atteindra la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, avant l'atterrissage de son module Philae en novembre. Ce sera la première rencontre d'une sonde avec une comète.

Lancée en 2004, Rosetta a parcouru plus de 4 milliards de kilomètres à travers le système solaire interne, effectuant trois survols de la Terre, un de Mars et deux astéroïdes. Pour économiser l'énergie, l'ESA l'a placée en hibernation il y a plus de deux ans et demi. Le 20 janvier 2014, tous les systèmes se sont réactivés, les panneaux solaires ont été orientés vers le Soleil et l'antenne vers la Terre. Rosetta a alors transmis son premier signal aux contrôleurs de vol en Allemagne, cap sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko.
La distance se réduit rapidement : moins de 2 000 km le 29 juillet 2014, pour une arrivée à 100 km le 6 août. Rosetta accompagnera la comète pendant un an, s'approchant du Soleil et observant ses réactions à la chaleur accrue avec précision.
Le clou de la mission : le 11 novembre 2014, l'atterrisseur Philae, taille d'une machine à laver, descendra à la surface pour des photos et mesures. Première atterrissage en douceur sur une comète.
Les comètes, reliques primitives du système solaire, ont probablement apporté l'eau et les briques de la vie sur Terre il y a 4,6 milliards d'années. L'analyse de 67P fournira des insights précieux. (sciam, kv)

Le noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko est un "binaire de contact" : deux lobes liés par gravité, évoquant un canard en caoutchouc géant. Images capturées par Rosetta le 11 juillet 2014, publiées via la Planetary Society. Cette forme poreuse et irrégulière défie l'atterrissage de Philae le 11 novembre. (gs)
