Après son atterrissage sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, le module Philae a détecté des molécules organiques riches en carbone, éléments constitutifs de la vie sur Terre.

Selon le centre spatial allemand DLR, les données collectées par Philae font toujours l'objet d'analyses approfondies. Le module a "reniflé" des composés organiques contenant du carbone, base de la vie terrestre.
La sonde Rosetta, en orbite autour de la comète, a capturé des images de Philae lors de son atterrissage mouvementé. Après un premier contact, le module a rebondi dans l'espace pendant près de deux heures, parcourant un kilomètre avant un second rebond et un arrêt final sept minutes plus tard.
Les images de la caméra OSIRIS de Rosetta montrent Philae survolant la surface cométaire. Le site d'atterrissage définitif a été identifié, et les contrôleurs de vol affinent sa position précise via triangulation et photos.
L'analyse préliminaire révèle un échec probable du forage : bien que l'instrument ait fonctionné, aucun échantillon n'a été analysé dans le four COSAC. Cependant, le spectrographe de masse de COSAC a confirmé la présence de molécules organiques (carbone, hydrogène), dont la nature exacte reste à déterminer. Ces composés, connus dans les queues cométaires, pourraient être à l'origine de la vie sur Terre.
L'instrument MUPUS a révélé un sous-sol extrêmement dur, comme de la glace rigide, recouvert d'une fine couche de poussière. Malgré une croûte solide, la faible densité de la comète (inférieure à celle de l'eau) indique un intérieur poreux, selon les mesures gravitationnelles.
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