Philae a réalisé cette découverte lors de son atterrissage sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, avant d'entrer en hibernation plus de deux jours plus tard en raison d'un manque d'énergie.

Les résultats publiés dans Science détaillent les analyses menées par Philae avant son hibernation, suite à un atterrissage rebondissant. Ses instruments ont détecté 16 molécules organiques distinctes, dont quatre inédites sur une comète. Certaines jouent un rôle crucial dans la formation d'acides aminés et de sucres, ingrédients essentiels à l'origine de la vie.
Les mesures du capteur de température MUPUS indiquent que, sur le site d'atterrissage final de Philae – un jour cométaire équivalant à environ 12 heures terrestres –, les températures variaient entre -180 et -145 °C. Ces variations rapides révèlent une croûte compacte de poussière et de glace, surmontée d'une couche de poussière.
Philae a également émis des ondes radio traversant la "tête" de la comète jusqu'au vaisseau-mère Rosetta. Les signaux reçus confirment un intérieur relativement homogène, composé d'un mélange aéré de poussière et de glace avec une porosité d'au moins 75 %.
L'avenir des mesures de Philae reste incertain. Réveillé de son hibernation mi-juin, les communications via Rosetta sont sporadiques. Dernier contact établi le 9 juillet.
Photo : Le nuage de poussière capturé par Rosetta juste après l'atterrissage de Philae.
