Trois astronomes européens ont utilisé le Very Large Telescope (VLT) au Chili pour observer la Lune et identifier des signes de vie sur Terre. Une méthode innovante aux perspectives cosmiques.

Cette approche audacieuse repose sur l'analyse de la lueur cendrée, ou "lumière terrestre", qui illumine la face sombre de la Lune juste avant et après la nouvelle lune. Il s'agit de la lumière réfléchie par notre planète. En employant la spectropolarimétrie – une technique combinant spectre et polarisation –, les chercheurs ont traité ces données comme si elles provenaient d'une exoplanète distante.
Les résultats sont éloquents : une atmosphère terrestre partiellement nuageuse, des océans couvrant une partie de la surface, et surtout, la présence de végétation. Ils ont même observé des variations dans la couverture nuageuse et la densité végétale au fil des rotations terrestres, reflétant différentes régions de la planète.
À l'avenir, cette méthode pourrait s'appliquer aux exoplanètes, bien que leur étude reste ardue en raison de la proximité éblouissante de leur étoile hôte. Des instruments comme l'European Extremely Large Telescope (E-ELT) ou des missions spatiales dédiées seront essentiels pour percer ces mystères. (ee)
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