Soyons honnêtes : combien de régimes avez-vous essayés au fil des ans ? J'en ai testé plusieurs moi-même : Weight Watchers à l'adolescence, le régime soupe aux choux, un nettoyage extrême à base de smoothies et de carrés de chocolat, South Beach, Atkins, ou encore le mouvement Big Fat-Free des années 90. J'ai nettoyé, éliminé, essayé et échoué, tandis que mon poids fluctuait constamment.
Depuis quelques années, j'évite les régimes car nous le savons tous : ils ne fonctionnent pas sur le long terme. Pourtant, avec les vacances qui approchent, l'envie de bien paraître en maillot de bain resurgit. On peut tenir temporairement si une fin est en vue.
Mes 66 jours de changement d'habitudes visent à se sentir bien durablement. Je mise sur des aliments sains qui nourrissent mon corps pour une vie active. L'objectif : créer des habitudes où l'alimentation équilibrée devient la norme. Cela implique d'oublier le sucre, le blé, la plupart des produits laitiers, de fuir les aliments transformés et de devenir experte en lecture d'étiquettes.
Quand on mange en harmonie avec son corps, celui-ci répond en retour, physiquement et émotionnellement. J'ai une avance sur le Canadien moyen : mon frigo regorge de légumes-feuilles, pommes, baies, yaourt grec, œufs, viandes maigres bio et poissons. Mon garde-manger : amandes, huiles saines (olive, coco), quinoa, riz brun. Je limite le gluten... sauf pour une baguette tiède irrésistible !
Aujourd'hui, la question : Quelle est votre kryptonite ?
La mienne ? Le chocolat. Il m'a eue ce week-end. Une boîte ouverte trônait dans le frigo depuis Noël – de somptueux chocolats belges. Je les ai évités pour la famille... bien sûr.
Samedi soir, seule près du feu avec une tisane à la menthe, en écrivant, j'ai craqué : "Juste un, je le mérite après des semaines sans sucre ni alcool." Au lieu du vin tentant (surtout après les vomissements de ma fille sur la pizza !), j'ai opté pour le chocolat. Verdict : deux petits, exquis.
La diététicienne Stefanie Senior explique : "Le sucre crée une dépendance et active les centres de récompense du cerveau." Après cet "incident inaugural des 66 jours", je m'interroge : puis-je reprogrammer mon cerveau ?
"Après un mois sans aliments sucrés ou transformés, on perçoit mieux les saveurs subtiles des aliments naturels", ajoute-t-elle. "Réintroduire du sucré artificiel révèle son excès ; on préfère alors les versions moins sucrées."
Vous pouvez recycler votre palais ! Si ce n'est pas le sucre mais les chips, arrêtez un mois : vous redécouvrirez sel et gras amplifiés.
Pas question de bannir tout plaisir : des "congés" sont permis. Beaucoup d'entraîneurs s'offrent un jour libre par semaine pour des envies.
Quelle est votre kryptonite ? Fromage, biscuits, frites ? Partagez vos histoires !
Sur Twitter, vous partagez : eau citronnée, pot à dollars pour le sport... Bonne idée ! Certains demandent si je reprendrai du sucre : oui, avec modération, comme un peu de vin pour la santé. Bonne nouvelle : pas de razzia post-chocolat.
Je troque mauvaises habitudes contre bonnes. Une étude britannique montre qu'il faut en moyenne 66 jours pour en former une nouvelle, plus pour en briser une. Je vise le long terme.
Après tout, c'est ma vie !
'Erin
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Erin Phelan est spécialiste en conditionnement physique et mère de deux enfants. Elle collabore régulièrement à Plaisirs Santé et tiendra un blogue ici durant ses 66 jours.
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