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La vérité sur la beauté : ce que les femmes peuvent apprendre des hommes

Voici le premier (et unique) épisode d’une mini-série intitulée Ce que les femmes pourraient apprendre des hommes. Le message est simple et puissant : « Sachez que vous êtes magnifiques. »

Rawpixel.com/Shutterstock
Chez les hommes, cette conviction est ancrée depuis des millénaires. Nous nous savons beaux. Prenons l’exemple d’un homme d’âge mûr se regardant dans le miroir le matin : cheveux en désordre, ventre proéminent, yeux fatigués par une nuit trop arrosée. Il se dit : « Finalement, ce n’est pas si mal. Pas mal du tout. » N’hésitez pas à suivre ces conseils de dermatologues pour avoir une peau jeune.

Tous les matins, face à son reflet jugé « plutôt beau », il se murmure : « Diable, il est encore vert ! » Et parfois, torse nu devant la glace, il mime un riff de guitare pour célébrer cela.

Du côté des femmes, le regard critique balaie le corps et s’arrête sur la zone la moins flatteuse : « Que vais-je faire de ces chevilles enflées ? » Plutôt qu’un riff joyeux, c’est un air mélancolique qui s’élève.

« N’importe quoi ! Les hommes sont tout aussi insatisfaits », objecterez-vous. Et certaines femmes rayonnent de confiance, comme mon amie Bronwyn, super sexy.

C’est vrai pour quelques-unes, mais la moyenne est éloquente. Une récente enquête britannique révèle que seulement 1 % des femmes se considèrent « belles », contre 9 % des hommes. À « séduisante », on passe à 2 % pour les femmes et 7 % pour les hommes. Aucune femme de plus de 55 ans ne se qualifie de « belle », tandis que 6 % des hommes le font.

Pourquoi cette disparité ? Les hommes se sentent « distingués » malgré les outrages du temps, alors que les femmes se voient « vieilles et usées ». La positivité corporelle est essentielle : voici comment accepter son poids et son corps.

Les auteurs de l’étude imputent cela au conditionnement social : le patriarcat pousse les femmes à douter d’elles-mêmes, tandis que les hommes sont éduqués à la confiance, même fragile.

Pour vérifier, observez une plage en été : un homme bedonnant en Speedo ancien, épaules rougies, avance avec une étincelle dans le regard, prêt à entendre « Vous êtes beau ! » et à acquiescer : « Je le savais. »

Même une Vénus de Botticelli moderne s’inquiéterait de ses bras flasques, rêvant de gym et de régime. Voilà le message : chères femmes, inspirez-vous des hommes. Toutes les femmes sont belles, tous les hommes sont beaux. À 20, 30, 70 ou 80 ans.

Le temps file vite. Profitons-en.

Cette rubrique a été publiée dans le Sydney Morning Herald.

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