Les athlètes dont l'apport sanguin aux jambes est interrompu à plusieurs reprises courent significativement plus vite.

Les athlètes dont l'apport sanguin aux jambes est interrompu à plusieurs reprises courent significativement plus vite.
Les dommages musculaires cardiaques après une crise cardiaque sont réduits si le patient est temporairement privé d'oxygène, par exemple dans un bras. Cette observation a inspiré le physiologiste Dick Thijssen à tester cette technique, appelée préchonditionnement ischémique (IPC), chez les athlètes. Chez treize sujets bien entraînés, le temps pour courir 5 kilomètres a été mesuré. Quelques jours plus tard, l'alimentation sanguine de leurs jambes a été coupée une à une, à quatre reprises pendant cinq minutes chacune.
Après ce protocole, les participants ont parcouru la même distance en moyenne 34 secondes plus rapidement, soit une amélioration de 2,3 %. « D'autres études de notre groupe ont démontré que l'IPC booste non seulement les performances des coureurs, mais aussi celles des rugbymen au sprint », explique le Dr Dick Thijssen. « De plus, une équipe de Toronto a montré une amélioration mesurable chez des nageurs sur 100 mètres sprint. Des recherches complémentaires indiquent que, lors d'exercices d'endurance, les muscles s'acidifient moins vite après un manque d'oxygène, probablement grâce à une production réduite ou une dégradation accélérée de l'acide lactique. »
Selon Thijssen, cette méthode ressemble à la prise de tension artérielle et reste sûre. Toutefois, il déconseille vivement aux athlètes de l'expérimenter seuls, car une occlusion prolongée peut s'avérer dangereuse.