Les femmes atteintes de maladies cardiovasculaires présentent souvent des symptômes distincts de ceux des hommes. Pourtant, la recherche clinique repose majoritairement sur des études menées chez les hommes, rendant les signes 'féminins' moins bien connus et favorisant des diagnostics tardifs ou erronés.

La Fondation néerlandaise du cœur alloue 4,6 millions d'euros à des projets innovants pour améliorer le diagnostic et le traitement des maladies cardiovasculaires chez les femmes.
Le Centre médical universitaire d'Utrecht et Maastricht UMC+ se penchent sur l'insuffisance cardiaque diastolique, plus courante chez les femmes. Ils testent si des analyses sanguines détectant protéines spécifiques et matériel génétique facilitent le diagnostic, chez des patientes ayant eu une prééclampsie.
Erasmus MC et UMC Utrecht évalueront les facteurs de risque prédictifs chez 16 000 femmes à risque accru (troubles reproductifs, hypertension gestationnelle, migraine), comparées à 30 000 femmes représentatives de la population.
Aujourd'hui, plus de femmes que d'hommes sont victimes d'infarctus ou d'AVC. (ks)