Les reins des donneurs sécrètent des protéines dans le liquide de conservation utilisé pour leur transport. Ces biomarqueurs permettent de prédire avec précision si le rein fonctionnera correctement après la greffe.


Pour les patients atteints d'insuffisance rénale sévère, la greffe rénale représente souvent la meilleure solution thérapeutique. Cependant, la pénurie de donneurs oblige les médecins à recourir parfois à des reins issus de donneurs dits "marginaux".
Avant l'implantation, les équipes évaluent soigneusement l'apparence du rein, correspondent les caractéristiques donneur-receveur et prélèvent parfois un échantillon de tissu pour analyse. Malgré ces précautions, ces méthodes ne prédisent pas toujours de manière fiable le fonctionnement post-greffe, générant un stress important pour les patients.
Des chercheurs de l'UMC Utrecht et de l'Erasmus MC Rotterdam ont développé une nouvelle approche pour évaluer la qualité des reins de donneurs. Ils ont analysé le liquide de conservation dans lequel les organes sont transportés vers le receveur.
Ils ont identifié 158 protéines distinctes sécrétées par les reins dans cette solution. Mieux encore, la combinaison de deux protéines spécifiques prédit de façon remarquable le fonctionnement du rein greffé chez le receveur.
Cette technique pourrait prévenir les complications liées aux greffes et aider à réévaluer les reins initialement refusés, potentiellement raccourcissant les listes d'attente. Des études supplémentaires sont nécessaires pour valider ces biomarqueurs prédictifs.