Pour préserver notre santé, le mouvement est essentiel. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, nos ancêtres n'ont pas toujours été aussi actifs, comme le révèlent les fossiles.

Les orangs-outans, chimpanzés et bonobos mènent une vie sédentaire. Même lors d'une journée active, ils ne franchissent pas les 10 000 pas recommandés pour un mode de vie sain chez l'humain. Pourtant, ils n'en souffrent pas : leurs vaisseaux sanguins restent sains, ils ignorent les maladies cardiaques liées à l'obstruction des artères et ne connaissent pas l'obésité.
Quand et pourquoi avons-nous troqué la quiétude de nos cousins primates pour une existence en mouvement ? Les fossiles d'australopithèque, comme celui de Lucy, montrent que les hominines ont subi des adaptations anatomiques majeures il y a 4 à 2 millions d'années. Jambes allongées et gros orteils alignés leur permettaient de se déplacer plus longtemps au sol.
Quand avons-nous échangé l'existence tranquille de nos compagnons singes contre une vie en mouvement, et pourquoi ?
Plus tard, les hominines ont maîtrisé les outils, fabriquant des armes qui les ont transformés en chasseurs-cueilleurs. Leur physiologie s'est adaptée à cette vie active : notre cerveau récompense l'exercice prolongé, et notre métabolisme est optimisé pour le mouvement. À tous les niveaux, l'activité physique optimise le fonctionnement de notre corps.
Aujourd'hui, de nombreuses personnes adoptent un mode de vie sédentaire, revenant aux habitudes des grands singes après des millions d'années d'évolution. C'est préoccupant, car nous différons bien plus d'eux que ne le laisse supposer notre similitude génétique.