Depuis longtemps, nous savons que nos compagnons à quatre pattes excellent dans la détection des odeurs. Utilisés par la police pour repérer drogue et explosifs, les chiens renifleurs se révèlent aussi précieux en santé. Ils alertent sur l'hypoglycémie chez les diabétiques et, désormais, semblent capables de détecter le COVID-19.
Il y a quelques mois, des études ont exploré cette piste. Une recherche récente démontre que huit chiens, entraînés en une semaine, distinguent la salive de patients infectés de celle des personnes saines avec une précision remarquable.
Les chiens différencient aussi la sueur des patients COVID-19 de celle des non-infectés, même avant l'apparition des symptômes. Une étude en cours de peer-review le confirme. Dans le monde, des formations sont en cours : à Dubaï, à l'Université de Gand et à l'Université de Durham (Royaume-Uni).
« Si un 'vrai nez' peut le faire, un 'nez électronique' ou un appareil analysant les particules aériennes devrait y parvenir aussi. »
« La recherche avance bien et nos chiens sont prêts pour les échantillons COVID-19 », déclare Gemma Butlin, de l'Université de Durham. « Dans six semaines, nous évaluerons leur précision. Prochaine étape : déploiement dans les aéroports d'ici fin d'année. »
Le médecin-microbiologiste Jean-Luc Murk (Hôpital Elisabeth-TweeSteden) tempère : « Belle initiative, mais les tests labo restent plus fiables et rapides. Le positif : cela ouvre la voie à des nez électroniques. »
Reste à voir si les aéroports néerlandais et belges adopteront bientôt ces chiens. À Gand, l'université recrute des volontaires pour des échantillons de sueur et vise un déploiement fin août, après formalités administratives.