Les souris privées temporairement de l'usage de leurs pattes postérieures présentent un cerveau et un système nerveux moins sains.

Les personnes subitement moins mobiles en raison d'une maladie musculaire ou neurologique se dégradent souvent rapidement dans d'autres domaines. Des chercheurs de l'Université de Milan ont voulu savoir si cela résultait de la maladie elle-même ou d'une réduction de l'exercice physique. Leur conclusion : un moindre mouvement des jambes nuit à la santé du cerveau et du système nerveux.
Les scientifiques ont immobilisé les pattes arrière d'un groupe de souris pendant quatre semaines. Ces animaux pouvaient toujours manger et se toiletter. Ils ont ensuite analysé la zone sous-ventriculaire du cerveau, impliquée dans le maintien des cellules cérébrales saines et la génération de nouveaux neurones à partir de cellules souches.
Comparaison avec le groupe témoin (souris mobiles) : les souris immobiles affichaient 70 % de cellules souches en moins dans cette zone. Les nouveaux neurones étaient immatures, tout comme les oligodendrocytes, ces cellules qui soutiennent et protègent les neurones.
"L'utilisation vigoureuse des muscles des jambes est bénéfique pour un cerveau en santé", affirment les chercheurs. Un faible niveau d'activité rend plus difficile la production de nouveaux neurones, particulièrement en période de stress.
Ces résultats pourraient avoir des implications pour les personnes sédentaires et les astronautes, qui sous-utilisent souvent leurs muscles des jambes pendant de longues périodes.
Cet article est publié dans Frontiers in Neurosciences.
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