Vous possédez huit organes transplantables avec succès : le cœur, le foie, les reins, les poumons, le pancréas et une partie de l'intestin grêle. Les reins et les poumons pouvant être donnés séparément (gauche et droit), cela permet de sauver huit vies. De plus, le foie peut parfois être divisé en deux.
L'utérus peut aussi être transplanté, mais cela ne sauve pas de vies au sens strict. Il s'agit d'une greffe temporaire pour permettre une grossesse, avant d'être retiré.
Au-delà des organes, le don de tissus améliore la qualité de vie de nombreux receveurs. Cornées, osselets, valves cardiaques, peau, tendons et tissu osseux peuvent bénéficier à jusqu'à 75 personnes.
En pratique, il est rare que tous les organes et tissus soient utilisables. « Il arrive exceptionnellement que les huit organes soient greffés », explique Walter Van Donink, coordinateur des greffes à l'UZA. « Le pancréas et l'intestin grêle sont beaucoup moins souvent transplantés que les autres organes. »
En 2019, 312 donneurs belges ont permis des greffes pour 835 patients, dont 70 % ont bénéficié d'au moins un organe. Pourtant, 1 341 personnes figuraient encore sur liste d'attente fin d'année, principalement pour un rein (870 cas). Certains sont décédés ou devenus inopérables en attendant.
La pénurie s'explique par plusieurs facteurs : le don du vivant est limité au rein ou à une partie du foie. Tous les décès ne permettent pas le don : cancer, arrêt cardiaque hors cadre médical contrôlé endommagent les organes. Un arrêt à l'hôpital permet de les préserver, pas à domicile.
La greffe de foie est l'une des plus complexes en raison de ses multiples connexions vasculaires et biliaires. Celle du cœur est plus simple.
Pour optimiser les greffes et matcher au mieux donneurs et receveurs, Eurotransplant, fondée en 1967, coordonne huit pays : Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Croatie, Slovénie, Hongrie et Autriche. Les organes sont alloués équitablement sur critères médicaux objectifs.
Les données de l'organe sont comparées informatiquement aux profils des patients en attente. Critères clés : compatibilité tissulaire (réduit le rejet), taille, distance géographique (minimise les dommages), urgence et ancienneté sur liste.
Par défaut, la loi belge considère chacun comme donneur potentiel (système d'opposition). Sans inscription, le médecin consulte la famille, qui peut hésiter par manque de connaissance de vos volontés. S'inscrire comme donneur exprime clairement votre choix, évitant ce recours. Possible dès 18 ans via votre commune, médecin généraliste ou portail Ma Santé. Modification libre à tout moment.
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