Une partie de la population a déjà reçu une dose de rappel contre le COVID-19. Pour cette troisième injection (ou deuxième pour ceux vaccinés avec Janssen), un vaccin à ARNm est systématiquement utilisé : Pfizer ou Moderna. La combinaison de types de vaccins différents est sans danger et assure une excellente protection.
Avant le début de la campagne de vaccination en Belgique, les différents vaccins COVID n'étaient pas combinés pour une même personne. Ceux ayant reçu Pfizer en première dose recevaient la même en deuxième. Idem pour Moderna et AstraZeneca. Aujourd'hui, pour les rappels, seuls les vaccins à ARNm de Pfizer ou Moderna sont employés. Il est légitime de s'interroger : pourquoi cela n'était-il pas pratiqué auparavant ? Et quel impact sur la protection contre le COVID-19 ?
Les premières études montrent que la combinaison renforce même la réponse immunitaire.
Dans certains pays, la combinaison a été imposée dès le départ en raison de pénuries liées à des problèmes de production. Ces expériences ont démontré qu'il n'y a aucune raison de s'inquiéter. Cependant, faute de preuves solides d'efficacité à l'époque, la Belgique avait préféré éviter cette approche.
Suède
En Suède, la majorité des vaccinés ont reçu AstraZeneca en première dose, suivie d'un vaccin à ARNm (Pfizer ou Moderna) en deuxième. Une étude suédoise a comparé 430 000 personnes vaccinées exclusivement avec AstraZeneca (âge moyen 67 ans) à 110 000 non vaccinés, ainsi que 94 000 ayant reçu Pfizer en seconde dose et 16 000 Moderna (âge moyen 44 ans), face à un groupe témoin non vacciné.
Sur trois mois, 19 hospitalisations pour COVID ont été observées, dont 16 chez des non-vaccinés. Parmi les trois vaccinés hospitalisés, deux avaient reçu uniquement AstraZeneca et un AstraZeneca + Pfizer. Bien que le nombre soit faible pour conclure à une supériorité, il est clair que la vaccination protège mieux et que combiner les vaccins ne présente aucun risque.
États-Unis
Une étude américaine sur 450 personnes (combinaisons Pfizer/Moderna ou avec Janssen) a mesuré les anticorps produits. Résultat : terminer par un vaccin à ARNm génère plus d'anticorps. La quantité d'anticorps n'explique pas tout (immunité cellulaire en jeu), et les infections n'ont pas été suivies.
Autres études
D'autres publications confirment la sécurité de la combinaison. La revue Nature conclut qu'il n'y a aucune raison de privilégier une seule marque.
Initialement, seuls les schémas homogènes (deux doses identiques ou une de Janssen) étaient validés par des essais cliniques détaillés. Désormais, les données montrent que combiner est non seulement sûr, mais génère souvent plus d'anticorps, surtout avec un ARNm en rappel. La combinaison est donc totalement sûre et offre une protection optimale.
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