L'arrivée d'un enseignant masculin dans une équipe est souvent accueillie avec enthousiasme pour favoriser la mixité. Mais y a-t-il vraiment si peu d'hommes dans l'enseignement ? Cela dépend du niveau scolaire. Pour une étude de mon doctorat, j'ai réalisé ce graphique incontournable.

Dans l'enseignement obligatoire, les enseignantes sont majoritaires. À l'enseignement supérieur, la tendance s'inverse : le nombre d'hommes augmente avec le statut social de la profession. Ainsi, 97 % des enseignants du préprimaire sont des femmes, contre seulement 13 % chez les professeurs universitaires titulaires.
Cet écart entre les sexes diminue-t-il ?
Une étude récente d'ECOOM, basée sur 25 ans de données sur les carrières académiques des docteurs en Flandre, montre une légère amélioration. La proportion d'hommes docteurs devenant professeurs reste supérieure à celle des femmes, mais l'écart se réduit progressivement.
Cependant, dans l'enseignement secondaire flamand, l'écart ne diminue pas, mais semble s'accroître.
L'absence d'enseignants masculins dans l'enseignement obligatoire pose-t-elle problème ? Elle n'a pas d'impact négatif sur les performances scolaires des filles ou des garçons, comme expliqué dans mon précédent billet "Trop d'enseignantes ?". Néanmoins, une diversité suffisante dans l'équipe pédagogique est essentielle pour l'image que les jeunes se font des métiers et des rôles sociétaux.

