Les personnes de plus de 50 ans et les Flamands d'origine immigrée se heurtent souvent à des obstacles sur le marché du travail. Elles ne sont même pas invitées à un premier entretien. Comment expliquer ce phénomène ? Et quelles solutions adopter ? L'économiste du travail Stijn Baert, professeur à l'Université de Gand, décrypte ces enjeux dans cet épisode du podcast Demandez-le.
La discrimination à l'embauche est difficile à prouver de manière formelle. C'est pourquoi des tests de terrain ont été menés récemment en Flandre. Stijn Baert et son équipe ont envoyé des CV et lettres de motivation fictifs à de réelles offres d'emploi. "Les candidats portant un nom non flamand sont particulièrement écartés dès cette première étape", explique-t-il. Les seniors, les personnes en situation de handicap ou malades subissent le même sort. Fait marquant : à Gand, les candidats d'origine turque sont les plus discriminés ; à Anvers, ce sont les Marocains.
Comment évaluer scientifiquement ce problème ? Les Flamands sont-ils intrinsèquement discriminants, ou d'autres facteurs expliquent-ils le faible taux d'emploi des immigrés ? Quelles pistes pour y remédier ?