Le Prix Nobel de chimie 2013 est décerné à l'Autrichien Martin Karplus, au Sud-Africain Michael Levitt et à l'Israélien Arieh Warshel.

Ces trois chercheurs, installés aux États-Unis mais nés respectivement en Autriche, en Afrique du Sud et en Israël, ont posé les bases des modèles informatiques pour prédire et analyser les processus chimiques complexes.
"Les modèles informatiques simulant la réalité sont devenus essentiels à la plupart des avancées en chimie contemporaine", explique l'Académie royale des sciences de Suède. "Ils ont transporté l'expérience chimique dans le cyberespace."
Ces innovations ont révolutionné le développement de médicaments, de cellules solaires et de catalyseurs.
Martin Karplus enseigne à l'université de Harvard et à l'université de Strasbourg. Michael Levitt est à Stanford, Arieh Warshel à l'université de Southern California. Le Nobel s'accompagne d'un prix de 8 millions de couronnes suédoises (environ 920 000 euros).
Les lauréats des dix dernières années :
2012 : Robert Lefkowitz et Brian Kobilka (États-Unis) pour leurs travaux sur les récepteurs couplés aux protéines G, piliers de la réponse cellulaire aux stimuli externes.
2011 : Daniel Shechtman (Israël) pour la découverte des quasicristaux, structures atomiques jugées impossibles auparavant.
2010 : Richard Heck (États-Unis), Ei-ichi Negishi et Akira Suzuki (Japon) pour la palladium-catalysée couplage croisé en synthèse organique, clé des médicaments et plastiques.
2009 : Venkatraman Ramakrishnan, Thomas Steitz (États-Unis) et Ada Yonath (Israël) pour les études structurales des ribosomes, usines protéiques cellulaires.
2008 : Osamu Shimomura, Martin Chalfie et Roger Tsien (États-Unis/Japon) pour la protéine fluorescente verte (GFP), outil de visualisation des processus biologiques.
2007 : Gerhard Ertl (Allemagne) pour ses études des réactions chimiques en surface, améliorant piles à combustible et engrais.
2006 : Roger Kornberg (États-Unis) pour les mécanismes de transcription génétique.
2005 : Yves Chauvin (France), Robert Grubbs et Richard Schrock (États-Unis) pour la métathèse en chimie organique.
2004 : Aaron Ciechanover, Avram Hershko (Israël) et Irwin Rose (États-Unis) pour l'ubiquitin-médiée dégradation protéique.
2003 : Peter Agre et Roderick MacKinnon (États-Unis) pour les aquaporines et canaux ioniques des membranes cellulaires.
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