Glissez-vous dangereusement sur la glace ou patinez-vous avec grâce ? Pourquoi ce phénomène n'arrive-t-il pas sur du béton ou du verre ?

Des physiciens néerlandais ont employé une technique spectroscopique avancée pour analyser la surface d'une calotte glaciaire, en se concentrant sur les couches moléculaires externes. Les méthodes antérieures ne parvenaient pas à distinguer clairement la couche supérieure du reste de la glace.

En illuminant la surface à l'aide de faisceaux laser, les chercheurs ont mesuré la force des liaisons entre molécules d'eau. Dans les couches externes, ces liaisons sont nettement plus faibles et lâches, conférant à ces zones un comportement quasi-liquide, même à -30°C. C'est cette propriété qui explique la glissance exceptionnelle de la glace.
Autre découverte marquante : plus la température baisse, plus la couche « quasi-liquide » est fine. À -3°C, elle fait quatre couches moléculaires d'épaisseur ; à -30°C, seulement deux. Par grand froid extrême, même la couche externe gèle, rendant le patinage plus ardu.