Vous ignorez la cause de vos maux de tête ? Découvrez des pistes fiables pour les soulager.
Qu'il s'agisse d'une légère pression ou d'un élancement intense, un mal de tête n'épargne personne. Les céphalées touchent 47 % des adultes au moins une fois par an, avec des dizaines de types différents. La plupart sont bénignes et primaires, comme les céphalées de tension, les migraines ou les algies vasculaires. Les symptômes varient : douleur sourde ou intense, localisée au front ou sur un côté du crâne, durée de quelques minutes à plusieurs jours.
40 % des Canadiens souffrent de céphalées de tension chroniques, selon le Dr Werner J. Becker, professeur de neurosciences cliniques à l'Université de Calgary et fondateur du programme d'évaluation et de gestion des céphalées de Calgary. La douleur est généralement légère à modérée, avec une sensation de serrement au front. Contrairement à son nom, la tension musculaire n'est pas toujours en cause. « Plusieurs patients n'ont pas plus de tension musculaire. Les mécanismes cérébraux de perception de la douleur sont altérés », explique-t-il.
Quelles sont les causes des maux de tête ?
Le stress est un déclencheur majeur des céphalées de tension. D'autres facteurs incluent les variations hormonales (règles), problèmes dentaires (bruxisme), mauvaise posture, repas sautés, fatigue, anxiété ou dépression. Les femmes sont 15 % plus à risque, avec un pic autour de 40 ans.
Améliorez votre hygiène de vie : plus de sommeil, d'exercice et une meilleure posture. Les techniques de relaxation, comme la respiration profonde, combattent le stress. La Dre Maggie Pattillo, naturopathe au Centre de santé naturopathique d'Halifax, insiste sur l'alimentation : « Évitez café, chocolat, alcool (surtout vin rouge ou blanc) si les maux de tête sont fréquents. La déshydratation et l'hypoglycémie sont aussi des coupables courants. »
Les céphalées de tension occasionnelles ne nécessitent pas de consultation, sauf si elles deviennent chroniques (3 % des Canadiens : quasi quotidiennes, plus de 15 jours/mois pendant 3 mois). Attention à l'abus médicamenteux (5 % de la population). « Prendre de l'ibuprofène plus de 15 jours/mois peut altérer la chimie cérébrale et aggraver les maux », prévient le Dr Becker.
Quand consulter un médecin ?
Consultez si risque d'abus médicamenteux, céphalées chroniques, impact sur activités ou sommeil, ou migraines (12 % des Canadiens, traitées par ordonnances et changements de vie).
Urgences (911) pour mal de tête soudain violent avec confusion, évanouissement, fièvre >39°C, engourdissement/paralysie unilatérale, raideur nucale, vomissements, troubles visuels/parole/marche : signes possibles d'AVC, méningite ou encéphalite.
Sinon, optez pour un antalgique en vente libre. Si pas d'amélioration après 3 jours (symptômes jusqu'à 1 semaine), voyez votre médecin.
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