Que ce soit d’origine médicale ou génétique, découvrez pourquoi vos mains restent froides, y compris par temps chaud.
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Même si l’hiver est loin derrière nous, beaucoup souffrent encore de doigts glacés toute l’année. Ce phénomène courant peut s’expliquer par des facteurs génétiques – souvent héréditaires – ou des maladies chroniques.
Les causes bénignes les plus répandues incluent l’âge (ralentissement du métabolisme) et la maigreur (moins d’isolation par les muscles et graisses). Améliorez la situation en adoptant un mode de vie sain : évitez nicotine et caféine, vasoconstricteurs notoires, et pratiquez une activité physique régulière pour booster la circulation. Pour un réconfort immédiat, sautez sur place, secouez vos mains ou optez pour des vêtements plus chauds.
Si le problème persiste avec engourdissement, consultez un médecin pour exclure des pathologies graves. Les mains froides signalent parfois une anémie, une hypothyroïdie, un diabète (altérant la circulation) ou un cœur fragilisé priorisant le tronc corporel.
Pour nombre de personnes, il s’agit de la maladie de Raynaud, affection bénigne. Par temps froid, les petits vaisseaux se contractent pour préserver la chaleur du corps. Chez les patients atteints, cette réaction est excessive, privant les extrémités de sang.
Découverte par le médecin français Maurice Raynaud au XIXe siècle, elle touche 4 à 20 % de la population mondiale, selon le Dr John Osborne, cardiologue à Dallas. Symptôme distinctif : le « drapeau français » des doigts – blancs (manque de sang), bleus (hypoxie), puis rouges (retour sanguin). Déclenchée par le froid hivernal, une clim trop forte ou des surgelés.
Plus fréquente chez les femmes avant 30 ans, une apparition tardive peut révéler une engelure ancienne, un syndrome du canal carpien, des effets médicamenteux (bêtabloquants, antimigraineux) ou une maladie auto-immune comme le lupus.
Dans ses formes rares et sévères (1 cas sur 1 000), des lésions graves nécessitent un traitement pour éviter ulcérations ou amputations exceptionnelles. Médicaments comme le losartan (anti-hypertension) ou le sildénafil (troubles érectiles) dilatent les vaisseaux. Crèmes à la nitroglycérine offrent un soulagement local.
La plupart des cas restent anodins : « Un simple désagrément », assure le Dr Osborne.
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