Le capteur intégré dans les fruits artificiels mesure précisément la température pendant le transport et le stockage.
Les fruits frais sont refroidis en continu après la récolte pour prévenir la maturation et la pourriture. Pourtant, environ 13 % sont perdus, en partie parce que les systèmes de refroidissement n'atteignent pas uniformément tous les fruits. Avec les volumes massifs stockés et transportés, identifier les points de défaillance reste complexe.
La mesure de température se limite souvent à des capteurs d'air ambiant. Or, il est crucial de connaître la température au cœur de la pulpe du fruit, qui se refroidit plus lentement. Placer des capteurs dans de vrais fruits pose problème : ils pourrissent et contaminent les voisins.
Des chercheurs belges, en collaboration internationale, ont développé une pomme artificielle. Sa coque en plastique est remplie d'un mélange stabilisé d'eau, de glucides et d'air mimant la composition et les propriétés thermiques d'une vraie pomme.
« La température mesurée par le capteur à l'intérieur du fruit artificiel correspondait bien à celle d'une vraie pomme. »
Les tests confirment une correspondance précise. Les scientifiques visent désormais une connexion sans fil pour des lectures facilitées. D'autres fruits pourraient bénéficier de cette approche, selon l'article publié dans le Journal of Food Engineering.