Les vaccins génomiques permettent de contrer rapidement les virus émergents comme Zika ou Ebola, en cas d'épidémie soudaine.
Les vaccins traditionnels utilisent des germes ou protéines morts ou atténués pour entraîner le système immunitaire à reconnaître les antigènes de surface des pathogènes. Ainsi, lors d'une infection ultérieure, la réponse immunitaire est prête à agir. De nombreux vaccins modernes ne contiennent que ces antigènes, sans l'agent pathogène lui-même. Dans le traitement du cancer, des vaccins protéiques stimulent l'immunité, et des anticorps monoclonaux sont parfois administrés.
Les vaccins génomiques, basés sur l'ADN ou l'ARN codant les protéines cibles, représentent une avancée majeure. Leur développement est rapide : une douzaine sont actuellement en essais cliniques. Lors de la vaccination, ces gènes pénètrent dans les cellules, qui produisent alors les protéines antigéniques en grande quantité.
Plus simples et moins coûteux à produire que les protéines cultivées en cellules ou en œufs, ils permettent d'incorporer plusieurs antigènes et de s'adapter facilement aux mutations virales. Par exemple, un vaccin contre la grippe pourrait être ajusté en quelques semaines en séquençant les souches actives.
La recherche génomique révolutionne aussi l'immunité passive : au lieu d'injecter des anticorps, on stimule les cellules à les produire via des séquences génétiques ciblées.
Gouvernements, universités et entreprises investissent massivement. Des essais cliniques évaluent vaccins contre grippe aviaire, Ebola, hépatite C, VIH et cancers (sein, poumon, prostate, pancréas). Le NIH teste un vaccin à ADN contre Zika.
Les améliorations visent une meilleure pénétration cellulaire, une stabilité thermique accrue et des voies d'administration comme nasale ou orale, idéales en zones dépourvues de personnel médical.
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