Ce robot de la taille d'un insecte pivote et esquive avec l'agilité d'un guépard, franchit des terrains complexes et évite les obstacles imprévus. «Cette conception pave la voie à un avenir où les robots souples interagiront en sécurité avec des objets fragiles ou aux côtés des humains.»
Comme une araignée, il court le long des murs et se déplace à l'envers sur les plafonds grâce à des semelles adhésives. Les ingénieurs de l'UC Berkeley s'en sont inspirés en exploitant l'adhésion électrostatique pour créer ce robot insectoïde. Il pivote et esquive avec une agilité remarquable, traverse des environnements complexes et contourne les obstacles inattendus.
Précédemment, l'équipe avait développé un robot de la taille d'un cafard capable de filer sur une surface plane à 4 km/h, rivalisant avec un cafard réel. Construit en couches minces déformables par tension électrique, il intègre désormais deux semelles électrostatiques qui renforcent l'adhésion à la surface.
Pour tester son agilité, les chercheurs l'ont lâché dans un labyrinthe de Lego, où il a navigué avec aisance et esquivé des chutes de débris. Sa simplicité le rend robuste : même sous le poids de 55 kg, il continue de fonctionner. Idéal pour la recherche et le sauvetage, l'inspection de zones dangereuses ou la détection de fuites de gaz.
Michaël Wiertlewski, expert en robotique souple à la TU Delft : «En utilisant caoutchouc et silicone au lieu de métal, ces robots s'adaptent aux environnements complexes. Ce prototype booste vitesse et agilité, parfait pour inspecter des tuyaux ou cartographier une zone via un essaim de robots.»
«L'équipe fusionne science des matériaux, électronique et biomécanique. Cette approche intégrative ouvre des perspectives pour des interactions sécurisées avec des objets vulnérables. Reste à dépasser les surfaces planes, limitées hors laboratoire.»
Image : UC Berkeley, courtesy de Jiaming Liang et Liwei Lin
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