Le rapport entre la taille du cerveau et celle du corps prédit les chances de survie d'une espèce.

Les animaux dotés d'un cerveau relativement plus volumineux sont moins susceptibles de s'éteindre, grâce à une intelligence accrue qui favorise l'adaptation aux changements environnementaux. Des scientifiques américains l'ont démontré lors de la conférence de la Society for Conservation Biology.
Chez les mammifères, ce rapport cerveau-corps est généralement constant, mais des exceptions révèlent des cerveaux disproportionnellement plus grands ou plus petits. Un ratio élevé est souvent corrélé à une plus grande intelligence.
Pour évaluer le lien entre ce ratio et la résilience des espèces, les chercheurs ont analysé 229 espèces de mammifères carnivores ayant vécu au cours des 40 derniers millions d'années – dont la moitié est encore vivante aujourd'hui – ainsi que 147 espèces de mammifères d'Amérique du Nord.
Les résultats concordent : chez les animaux de moins de 10 kg dotés d'un cerveau relativement gros, le risque d'extinction ou d'inscription sur la Liste rouge de l'UICN (en voie de disparition) est nettement réduit.
Au-delà de 10 kg, cet avantage est contrebalancé par la grande taille corporelle : reproduction tardive, moins de descendants, besoins accrus en nourriture et en habitat, plus grande vulnérabilité. (Source : étude scientifique)