Les concentrations croissantes de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère réduisent l'évaporation de l'eau par les plantes.

Des chercheurs de l'Université de Wageningen et de l'Institut Max Planck ont démontré que l'élévation du CO2 atmosphérique entraîne une fermeture des stomates des plantes, diminuant l'évaporation et la formation de nuages.
Les plantes libèrent l'eau via de minuscules pores appelés stomates. Une teneur accrue en CO2 provoque leur fermeture partielle. Sur de vastes zones forestières, cela réduit l'humidité dans l'air ascendant diurne, limitant ainsi la condensation et la formation de nuages.
Conséquence : en l'absence de nuages réfléchissant la lumière solaire, plus de rayonnement atteint la surface terrestre, accentuant le réchauffement.
Pour évaluer cet effet dans les régions tempérées, les scientifiques ont utilisé un modèle numérique intégrant sol, eau, atmosphère et croissance végétale. Trois scénarios ont été simulés : CO2 à 750 ppm, hausse globale de 2 °C, et combinaison des deux, comme anticipé par le GIEC d'ici 2100.
Seul l'élévation du CO2 provoque un réchauffement supplémentaire notable. Même dans le scénario combiné – où la croissance végétale accélère et l'air chaud retient plus d'humidité –, l'évaporation chute de 15 %, réduisant la nébulosité. (ddc)